⏱ Macération : environ 72 heures · 🍷 Pour 5 litres de vin · 🌿 Écorces et épices entières · 🚫 Sans sucre ajouté
Un sachet d'écorces et d'épices entières, cinq litres de vin rouge, trois jours de macération : voilà le quinquina maison, l'apéritif tonique d'antan aux accents d'orange douce et de cannelle.
Pourquoi vous allez l'adorer
- La recette de la maison : écorce de quinquina (10 %), cannelle, racine de chicorée torréfiée, girofle, écorces d'orange douce et graines de coriandre concassées, dosées à l'atelier.
- Un sachet pour cinq litres : de quoi remplir un cubi, deux poches de trois litres ou une belle rangée de bouteilles, sans matériel particulier — un grand récipient et une passoire suffisent.
- Environ 72 heures de macération à température ambiante : les écorces livrent leur amertume franche et le vin prend sa robe ambrée.
- Sans sucre dans le sachet : vous dosez vous-même, le dernier jour, à la cuillère — 50 g par litre, ou selon votre goût.
- Le sachet se divise : préparez deux ou trois litres à la fois, et gardez le reste au bocal pour une prochaine fournée.
Origine & histoire
L'apéritif des comptoirs
L'écorce de quinquina vient d'un arbre d'altitude des Andes, dont les Européens ont découvert l'amertume au 17e siècle. On la glissait d'abord dans les vins pour en corriger le goût ; au 19e siècle, les maisons françaises en ont fait une famille entière d'apéritifs : des vins ambrés, macérés d'écorces, d'orange et d'épices, servis au comptoir à l'heure de l'apéritif. Le quinquina est devenu la boisson des grandes tablées et des repas de fête, celle qu'on sortait du placard, en bouteille, pour les occasions. La mode a passé, le rituel est resté : une bouteille au fond du placard, une rondelle d'orange, un verre servi bien frais. Notre sachet reprend cette grammaire — écorces et épices entières, macération lente dans un vin généreux — pour que la maison retrouve l'odeur des préparations d'antan.
Ce que font les écorces, trois jours durant
Un quinquina réussi tient à trois choses : la qualité des écorces, la patience de la macération et le vin que vous choisissez. Dans le sachet, tout est entier — écorce de quinquina, bâtons de cannelle, racine de chicorée torréfiée, clous de girofle, écorces d'orange douce, graines de coriandre concassées. Entières, ces matières s'ouvrent lentement dans le vin et libèrent leurs parfums par étapes : d'abord les notes d'orange et d'épices, puis l'amertume profonde du quinquina. La chicorée torréfiée apporte sa pointe grillée et arrondit l'ensemble ; la coriandre, une fraîcheur discrète. La macération se joue en trois jours : couvrez, remuez une fois par jour à la spatule, goûtez à 48 heures pour situer la puissance. Le sucre n'arrive qu'à la fin, une fois le vin devenu quinquina : 50 g par litre, jamais avant, jamais plus que nécessaire.
Comment l'utiliser en cuisine
Le geste : macérer, sucrer, filtrer
Versez le sachet entier dans un grand récipient — une bonbonne, une grande marmite, un seau alimentaire. Ajoutez une orange non traitée coupée en quartiers si vous aimez les notes d'agrumes, puis versez cinq litres de vin rouge par-dessus. Couvrez pour garder les arômes et laissez macérer environ 72 heures à température ambiante, en remuant une fois par jour à la spatule. En hiver, dans une pièce fraîche, comptez un jour de plus. Le dernier jour, sucrez : 50 g par litre, ou selon votre goût, en mélangeant jusqu'à dissolution. Filtrez ensuite à la passoire et à l'entonnoir, directement dans vos bouteilles. Bien frais, avec une rondelle d'orange, voilà le quinquina.
Le vin : des cépages généreux
Le quinquina aime les vins qui ont du corps. Choisissez de préférence un cépage aux tanins généreux — cabernet sauvignon, malbec, syrah, tannat — qui soutiendra l'amertume des écorces sans disparaître derrière. Les appellations du Sud-Ouest font merveille : un cahors à base de malbec, un madiran de tannat, ou une syrah des Côtes du Rhône. Les vins plus légers, pinot noir ou gamay, donnent un quinquina plus discret — pourquoi pas, mais l'apéritif aura moins de relief. Un vin de table simple mais généreux suffit : en trois jours de macération, il devient apéritif. Servez très frais, dans un verre à vin ou à cocktail, avec une rondelle d'orange ; ou en tonic maison, avec un tonic de qualité et un zeste.
Nos idées gourmandes
- Apéritif d'été : bien frais, des glaçons, une rondelle d'orange.
- Tonic maison : deux doigts de quinquina, un tonic, un zeste d'orange.
- Dégustation : deux bouteilles, deux cépages, un carnet de notes.
- Cadeau : des bouteilles étiquetées à la main, prêtes à offrir.
- Fin d'année : cinq litres, une grande tablée, et l'apéritif est fait.
Conservation & qualité
Deux choses à ranger, deux logiques. Le sachet non entamé d'abord : au sec, dans son emballage bien refermé ou transvasé dans un bocal, à l'abri de la lumière et de la chaleur — les écorces et les épices entières traversent les saisons sans s'éventer. Le quinquina prêt ensuite : filtré, remis en bouteille, il se garde environ quatre mois au réfrigérateur. Notez la date de préparation sur un ruban ou une étiquette : c'est votre repère pour savoir quand sortir la dernière bouteille. Le conseil de l'atelier : préparez cinq litres mais servez-les dans des bouteilles de 75 cl — le quinquina s'oxyde moins vite, et vous n'ouvrez qu'une bouteille à la fois. L'abus d'alcool est dangereux pour la santé. À consommer avec modération.
Questions fréquentes
Quel vin choisir pour préparer un quinquina maison ?
Privilégiez un vin rouge généreux, aux tanins bien présents : cabernet sauvignon, malbec, syrah ou tannat sont les valeurs sûres des quinquinas réussis. Un cahors, un madiran ou une syrah des Côtes du Rhône feront très bien l'affaire, tout comme un vin de table simple mais charpenté. Évitez les rouges légers, que l'amertume des écorces dépasse vite. Et comme la recette est souple, rien ne vous empêche de préparer deux litres avec un cépage et trois avec un autre.
Combien de temps faut-il laisser macérer ?
Comptez environ 72 heures à température ambiante, en remuant une fois par jour. Goûtez à 48 heures : si l'amertume vous paraît déjà franche, filtrez dès le lendemain ; si vous l'aimez plus profonde, laissez filer jusqu'à quatre jours. Dans une pièce fraîche, ajoutez un jour de macération. Le signe qu'il est temps : le vin a pris une belle robe ambrée et le parfum d'orange se dispute aux écorces.
Peut-on sucrer selon ses goûts, et avec quoi ?
Oui, et c'est même la seule vraie décision à prendre : le sachet ne contient pas de sucre. Ajoutez 50 g par litre le dernier jour de macération, en mélangeant jusqu'à dissolution complète, puis goûtez. Pour un quinquina plus vif, descendez à 30 ou 40 g par litre ; pour un apéritif plus rond, montez un peu. Le sucre roux apporte une note caramélisée qui va bien aux écorces ; le sucre blanc laisse toute la place à l'amertume.
Combien de temps se conserve le quinquina, et comment le servir ?
Une fois filtré et remis en bouteille, il se garde environ quatre mois au réfrigérateur. Servez-le bien frais, dans un verre à vin ou à cocktail, avec une rondelle d'orange ; il fait aussi une base remarquable de tonic maison, allongé d'un tonic de qualité. Et si vous ne préparez que deux ou trois litres à la fois, gardez le reste du sachet au bocal, bien fermé : il vous fera une seconde fournée quand vous voudrez.
Le saviez-vous ?
- L'écorce de quinquina est arrivée en Europe au 17e siècle, rapportée des Andes où les arbres poussent en altitude. Le mot quinquina désigne à la fois l'arbre, son écorce et la boisson qu'on en tire : on en commandait un au comptoir, comme on commande un café.
- La racine de chicorée torréfiée qui entre dans la recette ne se remarque pas au premier verre : elle arrondit l'amertume et donne au vin cette robe sombre des vieux apéritifs. Une figure de style de comptoir, héritée des temps où l'on composait les boissons par couches.
- Ce qu'on appelait autrefois le kina maison se préparait dans chaque cuisine, avec des sachets achetés au marché. Le nôtre s'appelle toujours quinquina, se prépare encore en trois jours, et se sert toujours avec une rondelle d'orange : certaines habitudes ne se perdent pas.




