⏱ Prête en 3 minutes · 🥄 + eau, vinaigre, huile · 🚫 Sans additifs ni conservateurs · ⚖️ Boîte 100 g → sachet 900 g
Les épices du vin d'hypocras mariées à la graine de moutarde : cannelle, gingembre, galanga, cardamome, muscade et maniguette signent une moutarde profonde, chaude et épicée. Ajoutez l'eau, le vinaigre et l'huile — trois minutes plus tard, les banquets d'autrefois sont à votre table.
Pourquoi vous allez l'adorer
- Une préparation complète : graines de moutarde jaune (Sinapis alba) et brune (Brassica juncea) moulues à sec, graines brunes entières, et 15 % de mélange d'épices pour hypocras.
- Le bouquet médiéval au grand complet : cannelle, gingembre, galanga, cardamome, muscade, maniguette et poivre noir, avec ail, curcuma, fenugrec et paprika, une pointe de sucre roux et de sel marin (0,5 %).
- Prête en 3 minutes : un pot en verre, de l'eau, du vinaigre et de l'huile — sans additif, sans farine, sans conservateur.
- Une moutarde de caractère, pensée pour les viandes rôties, les gibiers, les charcuteries et les fromages affinés.
- Repère de l'atelier : 50 g de poudre donnent environ 200 g de moutarde. Boîte carton de 100 g pour découvrir ou offrir, sachets de 100 g, 250 g et 900 g.
Origine & histoire
L'hypocras, le vin épicé des banquets
L'hypocras, c'est le vin épicé des banquets médiévaux : cannelle, gingembre, galanga, cardamome, muscade et maniguette infusés dans le vin, souvent adoucis au miel. La légende attribue son invention à Hippocrate, le médecin grec du Ve siècle avant notre ère ; le nom « hypocras », lui, n'apparaît dans les textes qu'au milieu du XIVe siècle, et la boisson portait auparavant les noms de « claret » ou de « piment ». D'un bout à l'autre de l'Europe, on la servait à la fin des festins, quand les tables se couvraient d'épices rares. Les moutardiers ne tardèrent pas à s'en inspirer : dans les cuisines médiévales, les épices qui parfumaient le vin entraient aussi dans les moutardes, pour des condiments sombres et généreux. Notre base reprend ce geste ancien, en mariant les épices de l'hypocras à la graine.
Quinze pour cent d'épices, broyées à sec
La recette suit une règle simple : d'un côté les graines, de l'autre les épices, et jamais d'eau avant le jour de la préparation. Graines de moutarde jaune et brune moulues à sec, graines brunes entières pour le petit grain, puis 15 % de mélange pour hypocras — cannelle, gingembre, galanga, cardamome, muscade, maniguette, poivre noir — complétés par l'ail, le curcuma, le fenugrec, le paprika, une pointe de sucre roux et de sel marin. Le broyage à sec est la clé : rien n'est délayé à l'avance, rien n'est échauffé, les arômes restent enfermés dans la poudre jusqu'au moment où vous ajoutez l'eau. C'est aussi ce qui explique la règle de dosage de la maison : il en faut deux à trois fois moins que des poudres dilatées du commerce. Et comme les épices sont broyées avec la graine, le parfum qui s'ouvre dans votre pot est celui des épices entières.
Comment l'utiliser en cuisine
Les accords qui ne trompent pas
- Viandes rôties et gibiers : une cuillère sur le bord de l'assiette, comme on servait les condiments à la cour.
- Charcuteries, terrines et pâtés : la moutarde des grandes tables, à la cuillère et sans façons.
- Plats mijotés : ajoutée hors du feu en fin de cuisson, elle garde son piquant et son parfum d'épices.
- Vinaigrettes épicées : salades de lentilles, de pois chiches, betteraves et légumes racines rôtis.
- Sucré-salé d'inspiration médiévale : prunes, poires, viandes blanches.
- Fromages affinés : une pointe sur un plateau, entre deux bouchées de pain de campagne.
Dosage, gestes et le repos qui change tout
Tout se joue en trois temps, dans un simple pot en verre propre. Remplissez-le à moitié de poudre, puis versez l'eau petit à petit en tournant : la moutarde épaissit vite, visez une pâte souple plutôt que ferme. Incorporez ensuite une à deux cuillères à soupe de vinaigre — cidre, vin ou verjus —, puis deux à trois cuillères à soupe d'huile, colza, tournesol ou olive. Mélangez jusqu'à obtenir une texture lisse et ajustez d'un filet d'eau si besoin. Ensuite, laissez la moutarde tranquille : couvrez le pot et placez-le quelques heures au frais, idéalement une nuit. C'est le repos qui fait le travail — les épices de l'hypocras s'ouvrent, le piquant s'arrondit et la moutarde gagne en profondeur. Préparez-la la veille d'un repas de fête : au moment de servir, elle sera exactement là où il faut.
Nos idées gourmandes
- Vinaigrette médiévale : huile d'olive, vinaigre de vin, une cuillère de moutarde d'hypocras et une pincée de sel, sur une salade de lentilles tièdes.
- Croûte pour un gigot ou un magret : enduisez la viande avant d'enfourner, le parfum d'épices gagne toute la croûte.
- Sauce chaude : déglacez un fond de veau avec un trait de vin rouge, puis liez à la moutarde d'hypocras hors du feu.
- Plateau de fête : une terrine, un pain de campagne et un petit pot de moutarde médiévale, à partager.
- Sucré-salé : des poires rôties au miel, relevées d'une pointe de moutarde dans la sauce.
Conservation & qualité
Deux durées de vie, comme toujours avec une moutarde maison. La poudre se conserve environ deux ans dans son sachet refermé ou dans un bocal hermétique, au sec, à l'abri de la lumière et de la chaleur — loin de la plaque de cuisson, qui est l'ennemie des épices. La moutarde préparée, elle, se garde six mois au minimum au réfrigérateur, dans un pot bien fermé : le parfum continue d'évoluer et le piquant diminue doucement au fil des semaines. Prélevez toujours avec une cuillère propre et sèche, et remuez de temps en temps, pour que les épices restent en suspension dans le pot. Un plus : l'étiquette du pot est fournie avec la commande — notez la date de préparation dessus, et vous saurez toujours où vous en êtes. Le conseil de l'atelier : plutôt que de préparer un grand pot, faites de petites quantités, plus souvent.
Questions fréquentes
Quelle est la différence avec la base pour moutarde maison ?
C'est la même base, relevée des épices de l'hypocras. La base maison ne contient que les graines et le sel ; celle-ci y ajoute 15 % de mélange pour hypocras — cannelle, gingembre, galanga, cardamome, muscade, maniguette et poivre noir — ainsi que l'ail, le curcuma, le fenugrec, le paprika et une pointe de sucre roux. Le résultat est plus sombre, plus chaud et plus profond : une moutarde de banquet plutôt qu'une moutarde de table quotidienne.
Vraiment trois minutes, et sans matériel ?
Oui : le temps de remplir un pot à moitié, de délayer à l'eau, d'ajouter le vinaigre et l'huile, et d'obtenir une pâte lisse. Pas de pesée, pas de moulin, pas de casserole. Tout le reste n'est pas du travail, mais du repos : quelques heures au frais, idéalement une nuit, pendant lesquelles les épices s'ouvrent et la moutarde prend sa profondeur.
Quelle quantité de moutarde vais-je obtenir ?
Comptez quatre fois le poids de poudre, une fois l'eau, le vinaigre et l'huile ajoutés : la boîte de 100 g donne environ 400 g de moutarde prête, et un sachet de 250 g en donne environ 1 kg. Le repère vaut pour toute la famille des moutardes maison : 50 g de poudre pour environ 200 g de moutarde. Si votre moutarde vous paraît trop ferme, détendez-la d'un filet d'eau avant de servir.
Comment la servir pour un repas de fête ?
Sortez le pot du réfrigérateur un peu avant le service : à température de table, les épices s'expriment mieux. Servez-la avec une viande rôtie, un gibier ou un plateau de fromages affinés, et prévoyez une petite cuillère propre pour chaque convive, afin que les saveurs ne se mélangent pas dans le pot. Pour les sauces chaudes, incorporez-la hors du feu : une cuisson prolongée éteint le piquant et voile le parfum des épices.
Le saviez-vous ?
- Le mot « hypocras » apparaît dans les textes au milieu du XIVe siècle. Avant lui, la même préparation s'appelait « claret » ou « piment » — un nom qui disait déjà tout du caractère épicé de la boisson des banquets.
- Le galanga et la maniguette, deux épices devenues rares dans nos cuisines, comptaient parmi les plus prisées des tables médiévales : on les achetait au poids, et les moutardiers les réservaient aux grandes occasions.
- Le verjus — le jus vert des raisins cueillis avant maturité — était le vinaigre des moutardes d'autrefois. C'est lui qui donnait à ces condiments leur vivacité acide, que l'on retrouve dans les vinaigres de cidre et de vin blanc les plus vifs.







